Nicolaz Rolaz portrait

Nicolas Rolaz, du Tudor Team Alinghi : bilan après la deuxième série de pré-régates

par Hervé Borsier | Oct 5, 2026 | America's Cup Swiss Victories, podcast | 0 commentaire

Nicolas Rolaz, du Tudor Team Alinghi, fait le bilan après la deuxième série de pré-régates de la 38ème Coupe de l’America, et la 7ème place finale. Interview :

Quel bilan tirez-vous de cette deuxième série de pré-régates ?

Le bilan est mitigé. On avait les clés en main pour faire un podium jusqu'à la dernière manche. Malheureusement on n'a pas su concrétiser, et peut-être confondu vitesse et précipitation, rajouter à cela, une mauvaise manœuvre qui nous coûte très cher, et le podium. Donc, il y a beaucoup de frustration, mais aussi du positif. On a bien progressé sur les axes de travail qu'on avait planifiés après Cagliari. On voulait travailler la communication, et les départs, et sur ces deux points, c’est positif, et on peut en être fier. Nous voulions faire encore mieux, mais c’est comme ça. On a aussi été plus dans le match, on avait de la vitesse. En tant que groupe tout l’opérationnel a travaillé d’une meilleure façon, c’était un des derniers tests avant la Coupe, l’occasion de se mettre sous pression que ce soit l’équipe technique ou les marins.  

Sur quels plans faut-il encore progresser ? 

 Il n’y a pas de surprise, il faut passer plus d'heures ensemble, en tant qu'équipe afin de créer des automatismes, c’est le nerf de la guerre dans notre sport. Dans cette discipline, où la moitié de l'équipage est en quelque sorte obligée de fonctionner à l'aveugle, nous devons être meilleurs en communication, afin de décrire la situation dans laquelle nous sommes, afin de placer le bateau dans les meilleures dispositions possibles. Une de nos petites faiblesses ici, on a un peu cafouillé les arrivées, aux bouées, dans toutes les transitions, il y a donc encore du boulot. Mais on connaît les points sur lesquels on veut travailler, donc ça reste positif. 

Quel est votre programme pour la suite ? 

Travailler sur le simulateur à Barcelone, afin de préparer l'arrivée de l’AC 75, un monocoque de 20 m de long (le bateau qui sera utilisé pour la Coupe l’année prochaine) qui devrait faire ses débuts cet automne. C’est un des gros points du programme, afin de respecter la deadline en vue de la Coupe Louis-Vuitton, dès le 22 mai 2027. Et puis cet hiver, ce sera beaucoup d'entraînement sur ce gros bateau. Pour être honnêtes avec nous-mêmes, et avec notre situation, on sait que nous sommes en retard, on aurait voulu naviguer plus sur ce bateau. Tous les jours, on se lève avec l'objectif de l’AC 75, et l'envie de faire mieux donc. Donc ça, ça va aller. On est positif.  

 

Hervé Borsier